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Des Côtes du Rhône suisses? Le vignoble genevois


Genève compte sur son territoire 1500 hectares de vignes cultivées par 400 vignerons et produit 13,5 millions de litres de vin par année, soit 10% de la production suisse. On raconte que Calvin (au nom prédestiné) recevait une partie de ses honoraires de réformateur en vin. Il en aurait d’ailleurs loué les vertus dans l’un de ses sermons.

Divisé par les eaux du Rhône, le vignoble occupe, sur la rive droite, avec le Mandement, plus des deux tiers de la surface, soit quelque 860 hectares, un véritable océan de vignes, presque d’un seul tenant, qui s’étale de la frontière française jusqu’aux confins de la ville, traversant trois communes, dont Russin où se déroule chaque année la fameuse Fête des vendanges, et Satigny, la plus grande commune viticole de Suisse. Sur la rive gauche, dans la région entre « Arve et Rhône », les ceps grimpent à l’assaut du long coteau de Bernex-Lully-Confignon, alors que la région « Arve et Lac » reflète son vignoble dans les eaux bleutées du Lémon. Il longe ensuite la frontière française pour s’étaler de nouveau sur les importantes communes de Meinier, Choulez et Jussy.

Ce ne sont pas moins de 34 cépages qui sont utilisés par les producteurs genevois. À côté des trois grands classiques que sont le Chasselas, le Gamay,  et le Pinot noir, on distingue le Gamaret, le Garanoir, l’Aligoté, le Cabernet Sauvignon, le Chardonnay , le Gewurztraminer, le Kerner, le Merlot, le Muscat, le Pinot blanc, le Pinot gris, le Riesling-Sylvaner, le Sauvignon et le Scheurebe.
Portant depuis 1988 l’appellation d’origine contrôlée, ces vins de caractère peuvent, en raison d’une certaine parenté de climat et de sol, être comparés à ceux du Beaujolais.

 

Louise Gaboury